Passionnée par le dessin, c’est tout naturellement que je me suis orientée vers les arts appliqués à l’industrie puis vers le graphisme, obtenant après le baccalauréat un BTS de Communication visuelle multimédia.
J’ai ensuite affiné mon goût et mes connaissances en lettrage par une formation de typographie à l’école supérieure d’arts visuels de La Cambre en Belgique.

Après avoir occupé un poste de directrice artistique pendant trois ans au sein de l’agence de communication Euro RSCG 360, je décide de changer de voie pour me consacrer à l’apprentissage de la taille de pierre. Mes formateurs, Claude Chevènement et Christophe Chevènement, sont des artisans de renom. Ils m’ont initiée aux techniques qui font qu’aujourd’hui, je suis pleinement qualifiée pour entretenir, tailler et graver la pierre.

Mon parcours riche et diversifié, ouvert à la création, me permet de faire des propositions à la fois inventives et en accord avec vos souhaits et votre sensibilité. Mon approche globale du projet vous garantit une adéquation parfaite entre la forme de votre pierre et le texte gravé.

 

LIENS

Mes formateurs :

Claude Chevènement

Atelier expression artistique

Christophe Chevènement

Taille de pierres

 

ARTICLE DANS LE JOURNAL L’ÉVEIL DE LA HAUTE-LOIRE

Créative jusqu’au bout des doigts c’est avec un maillet dans une main et un ciseau à graver dans l’autre qu’Élise Traclet s’exprime le mieux. Dans son atelier de Saint-Jean-de-Nay elle sublime les pierres.

Élise Traclet, Croquis, les roches qui dansent, Haute-Loire

C’est dans son atelier, accolé à son habitation de Saint-Jean-de-Nay qu’Élise Traclet laisse voguer son imagination. Entourée de blocs de pierre, c’est avec un crayon dans la main puis un maillet et un ciseau à sculpter que son talent s’exprime.

Publiques ou privées, les commandes enregistrées par les tailleurs de pierre sont des plus variées. « Tout est possible avec les pierres. Pour les particuliers c’est souvent des plaques commémoratives », glisse Élise Traclet. En granite, pierre volcanique, calcaire, le travail du tailleur de pierre « dépend du lieu où il se trouve. Notre choix dépend des pierres que nous avons à proximité. J’utilise beaucoup la pierre de Menet, de Volvic et de Blavozy. Le calcaire est une matière qui s’use beaucoup plus vite ». Ces différentes pierres offrant un grain, une dureté différente, il est essentiel de s’adapter : « Les outils restent les mêmes, la différence va se faire sur le temps de création ». Mais avant de passer à la gravure à proprement dite, « je réalise plusieurs croquis à la main, pour ensuite les proposer aux clients, cerner leurs goûts. La gravure c’est la dernière étape, mais tout ce qui se passe avant est presque plus important », insiste-t-elle.

Adapté à la création contemporaine

 Et si le métier existe depuis très longtemps, Élise Traclet précise : « les techniques sont traditionnelles mais adaptées à la création contemporaine ». Cependant, les limites sont bien là en fonction du grain de la pierre, de sa taille, mais aussi et surtout des techniques et de la sensibilité du graveur. « Nous sommes plusieurs en Haute-Loire, mais ce n’est pas un secteur concurrentiel. Nous avons tous notre personnalité et chacun à son projet, sa sensibilité créative », assure-t-elle.
Élise Traclet s’applique, dans son atelier Les roches qui dansent, à satisfaire ses clients pour faire sa place dans un milieu où le bouche-à-oreille reste important. « Ma première réalisation c’est la grand-mère de mon ami qui me l’a commandé », se rappelle Élise Traclet qui, depuis, a vu ses clients se diversifier. Comme pour tous les métiers d’art, l’important est de se montrer, de faire parler de soit gravant ses réalisations dans du marbre.

Manuel Cladière